En poursuivant votre navigation sur https://mondefi.vaincrelamuco.org, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de navigation et vous permettre de partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Fermer

Du souffle pour Emilie : défi Paris-Brest-Paris 2019

par Frédéric Mélot

2 325 €

collectés sur 5 000 €

46%

projet
terminé

26

contributeurs

Partager cette page de collecte

Le projet
Les contributeurs
Les actus
Commentaires

Ma petite-cousine Emilie, comme toutes les personnes atteintes de mucoviscidose, doit pouvoir bénéficier d'une vie toujours meilleure : avec le meilleur souffle possible, dans les meilleures conditions pour elle et sa famille.

Avec mon vélo, donner du souffle à Emilie est un défi symbolique.
Mais ce défi sera réussi uniquement grâce à vos dons car seule votre générosité redonnera concrètement du souffle à Emilie. 

Objectif Paris-Brest-Paris 2019

Au profit de la Virade de Cergy-Pontoise 2019, mon défi sportif consiste à boucler en autonomie, en moins de 90 heures, l'édition 2019 du mythique Paris-Brest-Paris, du 18 au 22 août.

Avant cela, je dois gagner ma place sur la ligne de départ de cette épreuve de 1218 kilomètres, en réussissant quatre brevets cyclistes qualificatifs, organisés par le club Andrésy Cyclo (78) :

> 10 mars 2019 : 200 km en moins de 13H30 (réussi)
> 6 avril 2019 : 300 km en moins de 20H
> 4 et 5 mai 2019 : 400 km en moins de 27H
> 8 et 9 juin 2019 : 600 km en moins de 40H


L'objectif initial de cet appel à votre générosité est de 5000 euros. Il est permis de le dépasser !
Le montant de vos participations est évidemment libre, que vous soyez particuliers ou entreprises.

 

Des animations prévues lors des brevets

L'équipe de la Virade de Cergy-Pontoise prévoit différentes animations, tout au long de ce parcours à étapes, qui durera 7 mois.
Sophie Schreck, la kinésithérapeute d'Emilie, organise avec des élèves kinésithérapeutes, des animations (massages des courageux et courageuses, distribution de goodies, de bonbons et bien sûr informations sur la maladie, l'association Vaincre La Mucoviscidose...).

Appel aux sponsors

Entreprises, vous êtes les bienvenues pour intégrer ce défi en tant que partenaires donateurs ou techniques : rapprochez-vous de l'équipe de la Virade de Cergy-Pontoise pour discuter des formes possibles de participation et de visibilité !

Je compte sur vous pour réussir ce défi ensemble.
Partagez l'info sur vos réseaux, auprès de vos proches, de vos collègues... Un grand merci !

Frédéric.

Voir tout

17/03/2019

100 €

14/03/2019

100 €

Merci aux généreux donateurs et à tous les bénévoles qui s'investissent dans ce combat.

11/03/2019

Vincent DE LAHARPE

50 €

11/03/2019

Jean-Jacques Chabot583

50 €

Bon courage à vous.

11/03/2019

martine LUMBRERAS

40 €

06/03/2019

Blandine Reyns

50 €

04/03/2019

alexandrine de leudeville

60 €

03/03/2019

100 €

Bravo Frédéric et bon courage Emilie. Mari Claire et moi vous embrassons

03/03/2019

Anne Laure Guyomard

50 €

03/03/2019

Claire Roux

100 €

Bravo à toi Frédéric pour ce bel engagement. Bises, Claire
Voir tout
  • Frédéric Mélot

    Créateur de la page

    10/09/2019

    Paris-Brest-Paris à vélo en 3590 minutes

    1243 kms à vélo d’un trait, c’est un sacré morceau. Et on a beau s’y préparer, tout peut arriver et stopper net l’aventure. D’anciens (brillants) finishers du Paris-Brest-Paris abandonnent. Des novices sur l’épreuve, comme moi, la bouclent dans les temps. C’est la beauté des épreuves d’ultra-distance : on ne sait pas. Quand s’ajoute à cet engagement individuel sportif et mental, une démarche solidaire (bien que très modeste au regard de l’engagement des bénévoles), cela vous porte littéralement. Voici ma petite épopée. 

     

    En juin, lorsqu’il a été évident que je ne pourrais pas re-tenter à temps le brevet cycliste de 600 km pour m’inscrire définitivement au Paris-Brest-Paris officiel, le moral était dans les chaussettes. Pendant 10 minutes.

    Parce qu’au final, mon défi #DuSoufflePourEmilie, au profit de la Virade de Cergy et de Vaincre la Mucoviscidose était avant tout sportif et solidaire. Le coeur de ce défi : boucler les 1220 kms et 12.000 mètres de dénivelé positif, en moins de 90 heures, en respectant la trace officielle. Mais aussi et surtout collecter des fonds pour la lutte contre la mucoviscidose, en donnant virtuellement mon souffle à ma petite cousine Emilie qui en un grand besoin.

    Ne pas avoir décroché le dernier parchemin (pour une casse matérielle) n’était pas une raison suffisante pour abandonner. Ne pas avoir la médaille de finisher, de retour à Rambouillet ? Cela m’aurait fait plaisir, mais l’essentiel n’était tellement pas là.

    Dès lors, c’était décidé : je prendrais librement le tracé officiel du PBP 2019, en solitaire et sans aucune assistance. Je dois reconnaître que l’idée de me confronter aux moments de vérité qui m’attendaient, me plaisait beaucoup...

    “Bravo, plus qu’un kilomètre !”

    En train, je pars très tôt de Conflans-Sainte-Honorine, ce mercredi 21 août 2019. Je relie ensuite à vélo la gare Saint-Lazare à celle de Montparnasse, histoire de checker une dernière fois l’assemblage homme-machine, au fil d’avenues parisiennes qui s’éveillent. Arrivé à 9H en gare de Rambouillet, je me rends sur la ligne de départ (et d’arrivée) officielle, située à la Bergerie Nationale, dans le parc du château. A peine passées les grilles du domaine, j’entends : “Bravo, plus qu’un kilomètre ! Tu as fait un super temps !”. Un bénévole du PBP me félicite pour 1200 kilomètres que je n’avais pas encore parcourus. Il faut dire que depuis quelques heures, les premiers finishers de l'épreuve officielle arrivent.

    Un peu pris de court, et déjà concentré sur mon vélo, je poursuis mon chemin jusqu’à la Bergerie. Sans dire un mot. Mais là, une deuxième clameur m’est destinée, de la même teneur que la précédente. Là, je me dis que je ne dois pas sembler aussi frais que je le crois pour que l’on me prenne pour l'un des finishers ! Je m’arrête près du bénévole placé dans le dernier virage avant l’arrivée pour les autres, le départ pour moi.

    Je lui explique qu’en fait je n’ai pas pu prendre mon départ le dimanche soir, mais que là, ça y est, je pars. Passée sa surprise, il éclate de rire, me félicite pour la cause solidaire, m’encourage pour les efforts à venir et me prend même en photo. Cela sera l’image officielle de mon départ ! 

    Ma préparation mentale était plutôt bonne, mais là, les pilules mentales distribuées par ce monsieur, à 5 minutes de mon départ, c’était de l’énergie en barre.

    Direction Brest

    9H30, top départ. Je vis le moment comme une délivrance, après des années de préparation, et surtout les derniers mois durant lesquels il m’a fallu jongler entre une activité professionnelle prenante, la famille et les brevets qualificatifs (200, 300, 400 et 600 km). Je suis un peu fébrile, je me sens petit face à l’épreuve que certains ont surnommée “l’Everest cycliste” (même s'il en existe de beaucoup plus difficiles). Bref, il faut rouler et ça ira mieux. Puis le stress tombe d’un coup.

    En effet, sous ce soleil, et sans vent (ni favorable, ni défavorable), je roule bien, le démarrage est rapide (j’avale les 120 premiers kilomètres en 4H). Je croise de nombreux participants du PBP officiel sur le retour : nous nous saluons et je vois en même temps la tête qui devrait être la mienne quand j’en serai là moi aussi, au-delà des 1000 kilomètres en selle. Autant le dire, ça fait un peu peur !

    De toute façon, ma stratégie est simple : n’ayant pas pu tenter et homologuer un deuxième BRM 600 pour boucler ma qualification, le premier objectif est de rouler comme si je n’avais “que” 613 kms à franchir. Puis, une fois Brest atteinte dans les meilleurs délais, l’idée est de gérer le retour du mieux que je peux, si possible en restant sous la barrière horaire des 90 heures.

    Saint Jean-Pierre fait du vélo

    Les villes où sont placés les contrôles officiels sont espacées d’environ 80 km les unes des autres. Je raisonne donc en “randonnées successives de 80 km”, ce qui estompe quelque peu le total kilométrique gargantuesque à avaler.

    Et cela fonctionne : Mortagne-au-Perche (km 120), Villaines-la-Juhel (km 219), Fougères (km 308), Tinténiac (km 363), Loudéac (km 450), Carhaix-Plouguer (km 530)... les premières journée et nuit du défi sont denses, les montées et descentes se succèdent sans discontinuer. Mais je parviens à maintenir ma vitesse moyenne initiale (25,9 km/h) à laquelle il faut enlever les divers arrêts (3 crevaisons depuis le départ, brefs ravitaillements).

    L’un d’eux me restera en mémoire : en passant à Loudéac, un cycliste local vient à ma rencontre, voyant que j’étais en plein coup de mou. Il se prénomme Jean-Pierre, a bouclé deux Paris-Brest-Paris (dont un en 62 heures… de quoi me donner envie de prendre quelques conseils au passage !). Nous sympathisons, si bien que nous roulons plusieurs dizaines de kilomètres ensemble jusqu’à ce qu’il me propose de venir manger un bon plat de pâtes chez lui. “J’appelle ma femme, c’est très prés de la trace officielle. Tu peux même dormir un peu”... Je commence par refuser poliment, très concentré sur mon objectif de chrono sur l’aller. Et puis, face à tant de gentillesse, la faim venant, la fatigue s’accentuant, et sachant que la nuit sur le vélo serait longue, je ne pouvais plus refuser une pause dans ces conditions aussi amicales et encourageantes. Après tout, je n’étais pas en retard.

    Dopage aux oeufs bios fermiers

    L’accueil chez lui est dans la continuité de nos kilomètres sur la route : bavard, chaleureux, attachant. Sa femme et lui m’invitent à leur table. “C’est ça aussi le Paris-Brest”, me lance Jean-Pierre. Oui, c’est ça aussi. Le chrono n’est pas l’essentiel. Je n’y dormirai pas, voulant rouler encore quelques kilomètres avant de dormir mes 2 premières heures, puis filer jusqu’à Brest. Mais le dîner fut mémorable, avec même les oeufs bios pondus sur place ! Je repars requinqué, à la limite de me dire que je trace directement jusqu’à Brest. Qu’y avait-il dans les oeufs ? Je me le demande encore.

    Mais la dernière étape entre Carhaix et Brest est réputée difficile. Mieux vaut dormir un peu avant de l’attaquer. Vers minuit je trouve un lit de dernière minute dans un hôtel. Douche rapide, deux heures d’un sommeil hyper réparateur. Se réveiller, ne pas trop penser, sinon c’est fini. Départ à 3 heures du matin, direction Carhaix puis Brest. Je me sens frais, peut-être parce qu’il fait autour de 8 degrés et que l’atmosphère est assez humide en cette fin de nuit… J’ai grand peine à me recaler sur ma moyenne roulée depuis le début.

    Mais les aurores m’offrent un ciel et une campagne magnifiques, et à 9H30 je suis dans les environs de Sizun. En 24h, j’ai donc parcouru 570 km : mon record, malgré mes arrêts. A moins que cela soit grâce à eux. S’arrêter quand il le faut, c’est aller plus vite.

    Rambouillet-Brest en 26H10

    La portion entre Carhaix et Brest tient ses promesses : ça monte et ça descend un peu plus fort, la fatigue accumulée n’aidant pas à trouver cela très fun. Mais au détour d’un virage, j’entame les derniers kilomètres reconnus 3 semaines auparavant en voiture avec mes enfants : encore des pilules mentales qui me permettront de visualiser la fin et de mieux gérer les impressions fugaces mais trompeuses que “ça y est c’est Brest”, alors que non, ça n’en finit jamais.

    Le pont Louppe dévolu aux piétons et aux cyclistes est enfin atteint, mais bien lancé, je poursuis l’effort sans m’y arrêter avec la ferme intention de me prendre en photo au bord de l’eau, 3 ou 4 km plus loin. Le symbole est plus fort que sur le pont.

    Jeudi 22 août, 11H40, arrivée au bord de la plage à Brest : 622 km en 26h10. Je suis un peu surpris par ce chrono : “seulement” 5 h de plus que le premier, qui ne s’est pas arrêté, a pu rouler en peloton, avait toute une assistance à sa disposition à chaque contrôle (nourriture, mécanique) et ne portait pas son barda ;-). Dire que j’étais content de ma performance est un euphémisme. En mon for intérieur, je venais de prendre ma revanche sur le 600 km. Je pouvais rentrer.

    Se hâter lentement

    Mais j’étais si éreinté que j’avais du mal à imaginer comment trouver les ressources pour faire le parcours inverse, en arrivant dans les temps. Normal, ces moments apparaissent, puis disparaissent. Cela fait partie des épreuves d’ultra-distance. Quand on le sait (je l’ai expérimenté à pieds et à vélo depuis quelques années), il suffit d’avancer, même lentement, et le corps trouve des ressources insoupçonnées. Un coup de pédale après l’autre.

    Une fois la photo “officielle” gentiment prise par un sportif septuagénaire (“Vous avez quel âge ? 47 ans. Ah ? J’en ai 30 de plus !”), un ancien prof de sport brestois fort sympathique, qui passait par là durant son footing matinal, je décidais de m’accorder une pause de 30 minutes pour manger et boire non loin de là. Mais pas trop près de la mer cette fois, le danger de ne pas repartir étant réel. Une fois rassasié, les muscles sont douloureux, mais il faut repartir vite pour attaquer le retour.

    Je grimpe tranquillement sur les hauteurs de Brest pour passer devant le groupement scolaire où se trouvait le point de contrôle officiel il y a encore quelques heures. Une camionnette en sort d’ailleurs, et deux hommes que j’identifie comme des bénévoles du PBP me dévisagent comme s’ils se demandaient pourquoi je continuais, alors que j’étais apparemment si en retard ! Je les salue d’un geste de la main qui leur dit aussi, je trace. Ils me sourient.

    Il fait très chaud. Je dois me “hâter lentement” pour m’éloigner de Brest.

    Je ne suis que douleur

    A ma grande surprise, passés les 85 kms difficiles entre Brest et Carhaix, et bien que n’étant plus Fred mais une grande douleur sur un vélo, la moyenne remonte régulièrement. Passé Carhaix, je rejoins et tiens même ma moyenne roulée de l’aller : 26 km/h.

    Mais bien sûr, au retour, il faudra s’arrêter davantage : je dormirai encore 3 fois deux heures, m’arrêterai brièvement pour boire et manger. Mais je réparerai aussi 5 autres crevaisons, jusqu’à acheter un nouveau pneu arrière, l’ancien présentant des boursouflures peu rassurantes pour les descentes rapides à venir. Dans quatre ans, je partirai avec des pneus totalement neufs.

    Loudéac (km 792), Tinténiac (km 880) et enfin Fougères (km 940) où je passerai mon quatrième somme de deux heures, au soir du deuxième jour, avant d’entamer les 300 kilomètres restants jusqu’à Rambouillet.

    30 heures d’avance

    Vendredi 23 août, réveil en pleine nuit (il ne faudrait pas perdre le rythme), en quittant la chaleur du lit, il fait très frais dehors. La Lune éclaire la route et les forêts brumeuses. Si quelqu’un me croisait à ce moment-là, il aurait peur et m’enverrai la fourrière.

    Mais le jour se lève sur la Normandie, sans avoir croisé qui que ce soit, à part quelques poids lourds fonçant vers leurs points de livraison matinaux (je précise qu’aucun ne m’a frôlé, tous ont été très respectueux des distances de dépassement, assez rare pour être signalé). 

    Les 200 derniers kilomètres sont très difficiles à arracher, mais toujours à ma grande surprise, je conserve une moyenne de sortie dominicale tranquille (24 km/h), ce qui, dans mon état de forme, me donne l’impression d’un sprint de fin d’étape du Tour de France qui durerait des heures. Autant dire qu’aux alentours des 1120 kilomètres roulés, mon corps et mon esprit entrent dans une sorte de no man’s land guerrier, situé quelque part entre Mars et Jupiter. Je ne touche plus Terre et suis un peu ailleurs. J’en suis conscient et m‘arrête plus souvent, m’efforçant de donner plus de nouvelles. Cela m’ancre dans la réalité.

    Le compte à rebours jusqu’à Rambouillet est lancé. J’en ai maintenant la certitude : physiquement et mentalement, j’irai au bout. Pourvu que le vélo tienne le coup.

    A 17h20, ce vendredi 23 août, j’atteins Mortagne-au-Perche. Petite pause pour avaler la petite pizza achetée la veille dans une boulangerie de... Tinténiac. La peur de manquer sans doute. Bien m’en a pris car le regain d’énergie est flagrant. Contrairement à la lucidité : je me trompe dans la trace et suis obligé de tricoter dans des petites routes imprévues, m’ajoutant 25 kilomètres (l’équivalent d’une heure sur le total… j’ai donc bouclé l’équivalent du parcours officiel en une heure de moins, mais passons ;-) 

    Lorsque je réalise que je peux encore passer sous les 60 heures, je jette tout dans la dernière bataille : les côtes sont avalées avec difficulté mais régularité, et je dévale certaines descentes à plus de 80 km/h. Je ne dirais pas que je suis frais, mais zen, oui. Les trajectoires me semblent faciles à dessiner, la route est propre et la circulation quasi-inexistante. Mais la nuit tombe et pour arriver devant la Bergerie nationale avant la nouvelle barrière des 60 heures que je viens de m’imposer, je vais devoir rouler à 27-28 km/h de moyenne durant les 40 derniers kilomètres. Je redouble d’efforts, me surprends à trouver encore des forces pour maintenir cette cadence. Plus Rambouillet se rapproche, mieux je me sens. En position que je pense aérodynamique (alors que je ressemble forcément à un batracien sur un balai magique), sur ce qui sera la dernière grande ligne droite bien plate, ma montre indique 38 km/h. Là, ça peut le faire. J’entre dans Rambouillet à fond, littéralement. Je m’arrête à un dernier feu tricolore, puis repars de plus belle dans la rue pavée et piégeuse qui mène à l’entrée du domaine de la Bergerie nationale. Je suis tellement lancé et sans doute (un peu) fatigué, que je la manque, non sans avoir aperçu une silhouette connue : celle de mon père. Demi-tour quelques mètres plus loin, et bises au padre qui filme et me félicite en même temps. Il me trouve plutôt frais. Pas moi ! Il me dit que ma femme et mes enfants m’attendent plus loin. J’enfourche à nouveau mon vélo pour mon dernier kilomètre jusqu’à la ligne d’arrivée officielle. J’aperçois ma petite famille, l’émotion monte, tout retombe. Et ça y est : je viens de boucler le parcours du Paris-Brest-Paris 2019 (+ 25 kms) en 59 heures et 50 minutes. Il paraît que sur le PBP de 2003, je serais arrivé dans les 200 meilleurs chronos (même s’il n’y a pas de classement final au PBP), sur environ 6000 participants. Je n’ai pas encore les statistiques de l’édition 2019, à part les 1700 abandons sur 6400 partants, mais cela devrait tourner autour du même paquet.

     

     

    En brandissant le fanion de Vaincre la Mucoviscidose, pour la petite photo d’arrivée, je pense alors très fort à Emilie, qui me laissera un très beau message le soir même sur ma messagerie. C’est toi, Emilie, qui est courageuse. Moi, je ne fais que du vélo.

     

    Un immense merci à tous les contributeurs passés et futurs : la collecte est toujours en cours, nous frôlons la moitié de l'objectif !

  • Frédéric Mélot

    Créateur de la page

    14/06/2019

    UN PARIS-BREST-PARIS OFF, en solo !

    Bonjour à toutes et à tous,

    Avant tout, des bises affectueuses à Emilie qui vit deux semaines pénibles.

    Le BRM 600 kilomètres au départ d'Andrésy : encore une sacrée aventure personnelle. Du départ à 6H30 ce samedi 8 juin d'Andrésy à mon abandon sur casse de dérailleur au petit matin du dimanche 9 juin, peu après avoir repassé la frontière franco-belge, avec 410 kilomètres au compteur et aucun sommeil, il s'en est passé des choses juché sur mon vélo  !

    Bien sûr le défi tel qu'initialement énoncé ne pouvait plus être réussi : je n'aurai pas validé le BRM 600, 4ème et dernier brevet à homologuer pour être au départ OFFICIEL du Paris-Brest-Paris le 18 août prochain. Et j'en ai désormais la certitude, pour des raisons professionnelles et personnelles, il me sera impossible de tenter le BRM 600 de Mours les 22 et 23 juin.
    Alors, Saint-Amand-les-Eaux, lieu officiel de l'échec de mon défi ? J'en laisserai chacune et chacun en être juge. Mais voici ce que j'ai en tête et ce que je vous propose à vous qui me faites l'amitié de suivre mon parcours.

    Faire mon propre Paris-Brest-Paris en solo

    L'idée est séduisante : maintenir mon défi de tenter le Paris-Brest-Paris (enfin Rambouillet-Brest-Rambouillet), sur la trace officielle des 1210 kilomètres de l'épreuve, mais en solo et en off !!
    La casse de mon dérailleur au BRM 600 aura accouché d'un défi légèrement modifié, mais tout aussi exigeant sur le papier. L'effort sera au moins le même, le sens de cette collecte pour Vaincre la Mucoviscidose, intact.

    Bien sûr, pas de BRM 1200 officiellement validé à l'arrivée, pas d'infrastructure accueillante prévue par l'organisation tous les 80 kilomètres entre Paris et Brest, pas de balisage bien pratique et encore moins de route en peloton, option bien plus rapide et "facile" qu'en solo intégral.

    Seule inconnue : quand tenter ce défi de 1200 kilomètres en solo entre Rambouillet, Brest et Rambouillet, en réalisant le meilleur chrono possible ? Il me faudra trouver 4 à cinq jours entre le 18 août et la Virade de Cergy-Pontoise de fin septembre (au profit de laquelle vos généreux dons sont collectés sur cette page de mon défi "Du Souffle pour Emilie").

    Plus d'informations dans le courant du mois d'août. En attendant, je fais mon possible pour maintenir mon niveau d'entraînement (car physiquement et mentalement, le BRM 600 se passait sans souci), avec cet objectif légèrement modifié, mais à l'exigence identique.

    Alors, que pensez-vous de cette idée ?

    Ci-dessous, une photo de mon entrée en Belgique et dans une très longue nuit blanche, fraîche et humide, au coeur du "plat pays" (sauf au Muur de Geraarsdbergen !), le 8 juin. 

     

     

     

     

  • Frédéric Mélot

    Créateur de la page

    28/05/2019

    BRM400 validé ! Reste le 600 km !

    Bonjour à toutes et à tous,

    Les mois d'avril et de mai auront finalement tenu leurs promesses : les brevets cyclistes de 300 et 400 kilomètres ont bien été validés !

    Trois brevets sur les quatre nécessaires sont donc homologués, en vue d'une qualification au Paris-Brest-Paris 2019.

    Ce défi "Du souffle pour Emilie" en est bien un : si le 300 est passé sans encombre, le 400 km aura été validé lors d'une deuxième tentative. La première au départ d'Andrésy a en effet échoué pour cause de tendinite trop handicapante, conditions météos bien trop hivernales et à la suite d'une période professionnelle très chargée. Tout entre en ligne de compte.

    Le BRM 400 passe à la deuxième tentative

    Après deux semaines de repos, de massages, de repos et encore de massages, puis quelques entraînements très tranquilles, j'ai tenté le BRM400 au départ de Rouen le 18 mai. En me décidant la veille au soir car "je le sentais bien" ;-)

    Au programme, un très joli parcours normand de 406 kilomètres exactement, bouclé en un peu moins de 19H. Moins de 15 jours après ma première tentative ratée, j'étais satisfait et surtout rassuré concernant la suite du défi.

    La nuit blanche sur le vélo fut pénible, mais la tendinite est restée à distance, ce qui m'a permis de maintenir une moyenne horaire correcte jusqu'à l'arrivée. Je voulais juste assurer pour homologuer ce brevet et poursuivre ce défi.

    Mais cerise sur la gâteau : je finis en cinquième position. De quoi mettre du baume au coeur et du vent arrière en vue du 600 qui se profile !

    Une dernière ligne droite de 600 km

    Un peu plus de 900 kilomètres parcourus durant les 3 premiers brevets qualificatifs. Mais encore 600 kilomètres à parcourir en une étape, dans les temps impartis et dans le strict respect des règles des brevets Audax, avant le 30 juin 2019 à minuit, pour gagner le privilège d'être sur la ligne de départ du Paris-Brest-Paris 2019 !

    Ma tentative d'homologation du BRM 600 d'Andrésy aura lieu le week-end des 8 et 9 juin. Une longue boucle au départ de l'ouest parisien qui s'étirera jusqu'en Belgique où nous roulerons environ 150 kilomètres pour ensuite revenir plein sud. Départ d'Andrésy le samedi 8 juin entre 6H et 7H, arrivée au plus tard le dimanche 9 juin à 22H à Andrésy.

    Là, je peux le dire : c'est l'inconnu. Je n'ai jamais parcouru cette distance non-stop sur mon vélo. Je vais caser un peu de sommeil en Belgique je pense (1H à 1H30 en bivouac probablement), mais en réalité, les conditions sont totalement imprévisibles (météo, techniques, physiques, mentales...).

    Objectif : arriver le plus frais et reposé possible au petit matin du 8 juin, avec le vélo au top de sa préparation. Et rouler.

    Merci pour votre soutien, en partageant la page de collecte "Du souffle pour Emilie" !

    Je vous donne rendez-vous dans 10 jours.

    Frédéric. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Frédéric Mélot

    Créateur de la page

    12/03/2019

    BRM 200 : Emilie était à l'arrivée !

    Bonjour à toutes et à tous,

    Le premier brevet cycliste, qualificatif pour le Paris-Brest-Paris 2019, a bien été homologué le dimanche 10 mars.

    "Pire que le Ventoux", "J'ai fait plusieurs Paris-Brest, mais là j'abandonne, le vent m'envoie dans le fossé"... deux exemples de phrases entendues dimanche, de la bouche de participants à ce BRM 200 (Brevet des Randonneurs Mondiaux), pourtant aguerris.

    Au final assez peu d'abandons et beaucoup d'homologations : il faut dire qu'en cette année de Paris-Brest-Paris, on donne tout pour réussir les quatre brevets qualificatifs ! 

    Mais la plus courageuse, sans aucun doute, c'est Emilie qui a attendu mon arrivée tardive. Je ne vous parle même pas du sandwich qu'elle m'avait réservé : une merveille attendue durant les derniers 50 km.

    Les bénévoles de la Virade de Cergy-Pontoise ont été sur le pont de 6H30 à 21H, informant sur la mucoviscidose, récoltant des dons. Des massages de récupération étaient aussi promulgués par des étudiants kiné et notamment Sophie Schreck (à droite sur la photo), co-organisatrice de la Virade de Cergy-Pontoise et kinésithérapeute d'Emilie.

    BRM 300, le samedi 6 avril

    Toujours au départ d'Andrésy (78), à 4H du matin cette fois, le prochain brevet de la série qualificative demandera de couvrir les 301 km du circuit, en moins de 20H.

    Un parcours magnifique, déjà fait en 2019, qui passe par Gisors, Lyons-La-Forêt, La Bouille, Montfort-Sur-Risle, Le Neubourg, Vernon, La Roche-Guyon, Vétheuil.

    Espérons que cette fois la météo se range de notre côté !

    Merci de nous suivre, à très bientôt.

    Frédéric.

     

    KM 170, devant le château d'Hénonville (Oise), au pied d'une petite côte bien sympathique, lors du BRM 200 d'Andrésy Cyclo (crédit photo : Sandrine Chesnel).

     

  • Frédéric Mélot

    Créateur de la page

    12/03/2019

    Andrésy Cyclo soutient la Virade de Cergy-Pontoise

     

    Bonjour à toutes et à tous,

    Un immense merci à Andrésy Cyclo, et en particulier à Vincent De Laharpe et Armand David, de soutenir mon défi sportif et la Virade de Cergy-Pontoise, au profit de la recherche contre la mucoviscidose.

    Merci surtout à eux d'accueillir les bénévoles de Vaincre la Mucoviscidose et des masseurs-kinésithérapeutes et élèves-kinésithérapeutes mobilisés lors des quatre brevets cyclistes qualificatifs pour le Paris-Brest-Paris 2019.

     

    Une des marques de leur engagement, ce texte sera bientôt intégré à chaque page d'accueil des 3 brevets qualificatifs restants (BRM 300, 400 et 600 km) :

    "En 2019, à l’occasion des quatre BRM qu’il organise, Andrésy Cyclo a décidé de soutenir le projet de Frédéric MELOT en s’associant avec la Virade de l’Espoir de Cergy Pontoise dont le but est de collecter des fonds pour la recherche contre la Mucoviscidose et pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

    Frédéric MELOT a choisi d’allier son défi sportif, effectuer Paris-Brest-Paris, à la lutte contre la mucoviscidose, pathologie dont est atteinte sa petite-cousine. Il réalisera ses quatre brevets qualificatifs à Andrésy et c’est un plaisir pour notre club de l’appuyer dans ce projet sportif et solidaire.

    Des bénévoles étudiants kinés entourés de masseurs-kinésithérapeutes seront présents à l’arrivée de chacun de nos brevets pour animer un stand de récupération avec des massages ainsi qu’un stand sensibilisation-dons."

    Mille mercis à eux !

    Frédéric.

     

     

Voir tout

Laisser un message de soutien

  • LesPluh - 07/08/2019

    Ovral No Prescription Acheter Cialis Ligne [url=http://sildenafdosage.com]viagra[/url] Provera Internet Low Price
  • LesPluh - 03/08/2019

    Achat Viagra Forum Purchase Isotretinoin Price In Internet Purchase Synthroid 88 Mcg [url=http://drisdol.com]cialis without prescription[/url] Lioresal En Ligne Canada Cialis Caracteristicas Online Abortion Pills For Sale
  • LesPluh - 30/07/2019

    Oferta De Propecia [url=http://sildenaf75mg.com]buy viagra online[/url] Perret Free Viagra Sample Before Buying
  • Dorothée - 14/06/2019

    Bravo Fred pour ton défi et ton Rambouillet-Brest-Paris ! Nous te soutenons bien sûr !
    Le vélo c'est comme la muco : on ne lâche rien ! Merci pour tout ce que tu fais. Émilie suit ton engagement qui lui fait du bien. Bises affectueuses cousin !
Voir tout
 
VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE
L'association accompagne les malades et leur famille dans chaque aspect de leur vie bouleversée par la mucoviscidose. Elle est organisée autour de 4 missions prioritaires : guérir, soigner, vivre mieux et sensibiliser. Pour avancer sur ces 4 missions, Vaincre la Mucoviscidose conjugue expérience, expertise professionnelle et bénévolat grâce à un fonctionnement démocratique.
 
NOS RESSOURCES
95% de nos ressources reposent sur la générosité des particuliers et de nos partenaires. Cela permet à l'association une indépendance totale : nous devons à tous d'exister, mais ne sommes inféodés à personne. Nous portons la parole des malades et de leurs familles librement auprès des pouvoirs publics ou de l'industrie pharmaceutique, et sommes totalement libres d'assumer nos positions et nos revendications. Nos ressources font par ailleurs l'objet d'une gestion et d'une répartition transparente, garantie par le comité de la charte du don en confiance.
 
FISCALITE
Particuliers : Chaque don donne droit à un reçu fiscal qui vous permettra de déduire de vos impôts 66% du montant de votre don, dans la limite de 20% de vos revenus imposables.
Entreprises : Les versements financiers, ne dépassant pas 25% de la valeur du don, à Vaincre la Mucoviscidose ouvrent droit à une réduction d’impôt sur les sociétés de 60 %, dans la  limite de 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxes, si l’entreprise est assujettie à l’impôt sur les sociétés.
 
EN SAVOIR PLUS : www.vaincrelamuco.org